Entdinglichung

… alle Verhältnisse umzuwerfen, in denen der Mensch ein erniedrigtes, ein geknechtetes, ein verlassenes, ein verächtliches Wesen ist … (Marx)

Streik!

Posted by entdinglichung - 27. Oktober 2010

Quelle: Info-Luttes no 2 – Caen, 26 octobre, gefunden auf Le Jura Libertaire:

La lutte contre la réforme des retraites se transforme en vaste mouvement de révolte sociale contre les injustices, les inégalités, l’exploitation, la répression, les humiliations, la précarité et la pauvreté qui n’ont cessé de croître depuis bien des années aussi bien sous la gauche que sous la droite.

Des millions de gens sont en train de se mettre en mouvement mais certainEs hésitent car ils/elles n’ont pas vraiment les moyens financiers de se mettre en grève longtemps. Ce texte est là pour affirmer qu’à coté de la grève, il existe des tas de moyens pour lutter sans s’épuiser financièrement.

Nous espérons que cela vous donnera plein d’idées à la base dans vos boîtes, vos servi-ces publics, vos lycées, vos facs, vos quartiers, vos groupes, vos syndicats…

PANORAMA DES MOYENS DE LUTTE ORDINAIRES (OU EXTRA-ORDINAIRES)…

Les occupations de bâtiments administratifs, de locaux politiques ou patronaux : comme la DDTE, centre des impôts, tribunal, mairie, local de parti politique, siège d’un journal, CCI, MEDEF, une autre entreprise où a été transférée la production durant une grève, le rectorat, une annexe de ministère… Cela permet de mettre la pression et de faire connaître la lutte. L’occupation peut durer une heure ou parfois des jours entiers suivant le nombre et la détermination…

Les blocages : Ils visent à faire connaître la lutte et à perturber les flux de marchandises et/ou de person-nes, à nuire au pouvoir et au patronat. Des barrages sont mis en place plus ou moins longtemps pour blo-quer gares, ports, périphériques, ponts, aéroports, zones commerciales et industrielles, raffineries, dépôts de carburant, axes principaux d’accès à une ville, autoroutes…

Coulages et Sabotages : Freiner la production en ralentissant les cadences de travail, en sabotant une machine, en « égarant » des dossiers, des outils importants, des bons de commande, en déclenchant une alarme incendie, en introduisant un virus dans un ordinateur, en gâchant des matériaux, en livrant plus de marchandises que ce qui est demandé et déclaré… ça ne coûte rien aux salariéEs mais ça fait mal aux profits du patronat… Le sabotage ne doit cependant jamais nuire aux finances, à la santé ou à la sécurité des consommateurs ou des usagers.

Débrayages : Cessation d’activité d’une durée maximum de quelques heures. Le débrayage exprime le mécontentement. Il est souvent utilisé comme moyen de pression dans des négociations à court terme ou pour des revendications mineures concernant les conditions de travail dans l’entreprise. Il peut aussi être utilisé comme moyen pour exprimer sa solidarité avec des luttes importantes en cours. Il ralentit la produc-tion sans coûter trop d’argent et donne du temps aux participantEs pour discuter collectivement de la suite de la mobilisation.

LES GRÈVES : Elles peuvent être limitées ou illimitées. Cessation du travail par les salariés. Avantage : exprime une certaine radicalité, une participation à la lutte, bloque tout ou partie de la production. Inconvé-nient : perte de salaire importante pour les grévistes. L’établissement peut aussi parfois continuer à produi-re avec des intérimaires et des non-grévistes. La production peut aussi parfois être réalisée sur un autre site.

Piquets de grève : Mise en place de barrages pour empêcher les non-grévistes de pénétrer dans l’établisse-ment pour travailler et/ou pour empêcher la livraison des matières premières. Les piquets peuvent aussi, dans le cadre d’une lutte généralisée, être des piquets volants, mobiles, catégoriels ou intercatégoriels, qui se déplacent d’une entreprise, d’un lycée, d’un hôpital à un autre…

Les caisses de grève : Avant la grève ou pendant celle-ci des caisses de grèves peuvent être créées dans une entreprise ou un établissement, dans un secteur, une ville ou une région pour pouvoir faire grève plus longtemps, pour aider des catégories de salariéEs peu payéEs à rejoindre le mouvement, pour aider les salariéEs de secteurs particulièrement stratégiques à rejoindre le mouvement. Des appels à dons, des collectes auprès de la population, des concerts, des bouffes peuvent être organisés pour récolter des dons… Des caisses anti-répression peuvent aussi être créées pour soutenir celles et ceux qui ont été arrêtéEs pendants des actions ou des affrontements…

Grève perlée : Débrayage d’une partie du personnel puis reprise tandis qu’une autre partie débraye et ainsi de suite. Avantage : perte de salaire minimum par individu tandis que l’établissement est pratiquement paralysé et que l’employeur paie ses salariés devenus peu productifs voire inactifs. L’employeur tentera de faire travailler les non-grévistes, l’encadrement ou les intérimaires, voire fermera l’entreprise pour un temps (lock-out patronal), afin d’éviter de verser des salaires à des gens inactifs.

Grève du zèle : Application stricte ou excessive des consignes, des règlements et des voies hiérarchiques, entravant ainsi le bon fonctionnement de la production. Aéroport parisien. Une grève du zèle dans la sûreté aéroportuaire au début de l’été 2002, étendu sur plusieurs semaines, avait entraîné des retards quotidiens pouvant atteindre 2 à 3 heures : les agents de sûreté contrôlaient une plus grande proportion de bagages.

Grève avec occupation : Les grévistes investissent le secteur visé, évacuent les non-grévistes, détournent à leur profit la logistique : salles de réunions, réfectoires, dortoirs, photocopieuses, téléphones et véhicules. L’occupation offre un espace et des moyens à la lutte. Elle donne aussi du temps aux gens pour mieux se connaître, discuter ensemble, prendre des décisions, faire des projets collectifs… Elle permet aussi parfois de s’approprier l’outil de production, les bâtiments, les stocks de marchandises ou de matières premières qu’on peut éventuellement menacer de détruire en cas d’intervention policière ou de liquidation de l’entre-prise. Les grèves avec occupation débouchent parfois sur de la production sauvage et de la vente sauvage : Les grévistes utilisent les machines de l’entreprise pour produire des biens qu’ils vendent direc-tement à la population en en réduisant le prix, ce qui satisfait tout le monde et apporte des liquidités aux grévistes. Et cela sert à maintenir la pression sur le patronat.

Grève générale : Grève intercatégorielle, intersectorielle sur un territoire donné (région, pays, internatio-nal). A ce stade, les gens en lutte entendent défier leurs adversaires. Ils ne s’en remettent pas au verdict des urnes, ni au gouvernement qui en est issu, ni aux promesses à venir. Les gens en lutte agissent directement et entendent ici et maintenant faire aboutir leurs revendications. La grève générale marque et exprime l’affrontement de classes clairement. La dernière grève générale en France est celle de mai-juin 1968.

Grève générale insurrectionnelle, grève générale expropriatrice : Le peuple se soulève ouvrant la perspective d’une possible expropriation des capitalistes : pour ce faire, les grévistes s’emparent des moyens de production, d’échange, de communication. Les entreprises, le commerce, les administrations sont placées sous le contrôle des comités de luttes. C’est le prélude à un changement social profond.

La liste suivante n’est pas exhaustive, d’autres moyens d’action existent : désobéissance civile, dé-gradation de matériels, de locaux ou d’infrastructures, boycott, campagne de discrédit visant une entreprise, protestations verbales, tracts, affiches, graffitis, utilisation du droit de retrait, prises de congés quand ça emmerde le patron, retards, absentéisme, arrêts maladie collectifs, colle dans des serrures, coupures ciblées d’électricité dans des bâtiments du pouvoir ou du patronat ou dans des zones industrielles et commerciales, opérations « péages gratuits » etc…

Nous sommes partout. Nous sommes des millions. On a de l’imagination. On ne cédera pas !

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